samedi 10 décembre 2016

Ce qu'on ne veut pas voir ou La Leçon d'astronomie


Un certain matin de juillet, en l'année 1054, un astrologue chinois, Yang Wei-T'e, remarqua dans le ciel l'apparition d'un astre extraordinaire : précédant le Soleil de quelques minutes, l'étoile inconnue s'éleva au-dessus de l'horizon, beaucoup plus brillante que toute étoile jamais observée, et même que Vénus. Yang la baptisa illico Étoile invitée. La nouvelle venue resta apparente – y compris en plein jour – durant 23 jours, puis encore deux ans mais seulement de nuit ; après quoi, elle disparut. Sans bien entendu le savoir, ce brave astrologue extrême-oriental avait assisté à l'explosion d'une supernova, dont l'éclat équivalait à celui de 250 millions de soleils. Il ne fut d'ailleurs pas le seul à noter le phénomène, puisqu'on en retrouve des traces dans d'autres chroniques astrologiques, chinoises mais aussi japonaises.

En revanche, en Occident, rien. Pas la moindre trace de l'étoile invitée que, pourtant, les astrologues européens n'avaient pu manquer de repérer. Pourquoi un tel mutisme ? Étaient-ils tous devenus aveugles en même temps ? D'une certaine manière oui. L'Occident vivait alors sous un paradigme aristotélicien intangible, lequel affirmait que les cieux étaient immuables, et les étoiles accrochées à une “sphère des fixes” (les Orientaux d'alors, eux, admettaient les changements célestes). Par conséquent, une anomalie telle que cette invitée surprise étant à la lettre impensable, les astrologues de chez nous ne l'ont effectivement pas vue ; ou, s'ils l'ont vue, se sont empressés de se persuader qu'ils avaient été victimes d'une illusion de leurs sens ; et se sont bien gardés d'en faire état par écrit. 

Ce n'est qu'en 1731 que John Bevis, un astronome amateur anglais, découvrit une nébuleuse dans la constellation du Taureau, laquelle fut ensuite baptisée nébuleuse du Crabe : il s'agissait bien  du résidu gazeux engendré par l'explosion de la supernova immédiatement repérée par les astrologues orientaux, ainsi que l'établit avec certitude Edwin Hubble en 1928. (Immédiatement est une façon de parler : la nébuleuse du Crabe étant située à environ 6500 années-lumière de nous, l'explosion avait en réalité eu lieu vers 5400 avant Jésus-Christ.)

Il va de soi, je pense, que je n'ai raconté cette histoire qu'à seule fin d'inciter mes aimables commentateurs à en appliquer le principe, non seulement à d'autres domaines scientifiques que l'astronomie, mais également à des champs n'ayant rien à voir avec la science – la sociologie par exemple.. Au fond, cette cécité volontaire des astronomes médiévaux ne fait rien d'autre qu'illustrer la phrase de Proust, disant en substance que la raison n'a aucun pouvoir dans le monde où évoluent nos croyances, que ce n'est pas elle qui les a créées et qu'elle est tout autant incapable de les détruire. Ou bien, encore plus simplement, le diction populaire qui prétend que « il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ».

La “preuve” a contrario de ce phénomène existe, elle aussi fournie par l'observation du ciel. Le 11 novembre 1572, l'astronome danois Tycho Brahé repéra une étoile nouvelle dans la constellation de Cassiopée, qui resta durant plusieurs jours plus brillante que Vénus elle-même. Il s'agissait également de l'explosion d'une supernova ; sauf que, cette fois, tout occidental qu'il était, Tycho Brahé, soutenu par le roi du Danemark, se mit à étudier scientifiquement sa découverte, au lieu de la passer par profits et pertes comme ses devanciers de l'an mil. Pourquoi ? Parce que le paradigme aristotélicien (on pourrait dire aussi : ptoléméen) commençait à se fissurer et à prendre eau de toutes parts (Galilée et Kepler ne sont plus bien loin…) et qu'il devenait pensable de passer outre. L'œil était alors en pleine conquête de la permission de voir.

(Je comptais, au départ, poursuivre ce billet en développant un peu cette notion de “paradigme” à laquelle j'ai fait rapidement allusion, parce qu'elle me semble avoir une grande importance pour le monde actuel, et pas seulement dans le domaine des sciences. Mais cela le mettrait beaucoup trop long, si tant est qu'il ne le soit pas déjà. J'y reviendrai donc un de ces jours prochains. Sans doute…)

62 commentaires:

  1. Je me demande si le fait que je ne comprenne rien à ce billet est lié au fait que je n'ai pas encore mangé (il faut dire que je n'ai pas fini mon seizième Ricard) ou qu'il est réellement imbitabme.

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    1. Ah ? moi j'ai tout compris et la conclusion de mister Didier me l'a prouvé.
      Merci pour ce moment :)

      Hélène dici

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  2. Tiens, voilà qui peut faire la liaison avec le débat suscité par votre précédent billet, et les gens du Moyen Age qui passaient devant les ruines des monuments de la Renaissance sans les voir comme un "art", jusqu'à ce que ceux de la Renaissance posent sur elles un autre regard, abandonnant le paradigme selon lequel il ne saurait il y avoir d'autre art que chrétien.


    Au fond, n'avaient-ils pas quelque chose de commun avec ces islamistes qui détruisent Palmyre, Ninive ou les Bouddhas de Bâmiyân, parce que, pour eux, il ne saurait il y avoir d'art pré-islamique ?

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    1. Il y a quelque chose à creuser, en effet…

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    2. orrection : " les gens du Moyen Age qui passaient devant les ruines des monuments de l' Antiquité sans les voir comme un "art",bien sûr.
      (embêtant, qu'on ne puisse pas corriger ses commentaires)

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    3. Je crois que vous êtes complètement bouché, monsieur Arié. Continuez donc à débiter vos inepties et à croire que les médiévaux se moquaient des monuments antiques. Après tout, ce n'est pas comme si plusieurs personnes sympathiques et chevronnées vous avaient détrompé, hein ?

      Quant au reste : beau billet, qui suscite des réflexions nombreuses.

      Par exemple, n'est-il pas exagéré de transposer la notion de paradigme dans les domaines non scientifiques, comme s'y complait monsieur Arié ? Car il y a une différence de taille : les scientifiques finissent toujours par se mettre d'accord, jusqu'à ce qu'une nouvelle "anomalie" (pour parler comme Kuhn) ne vienne semer le trouble. Mais quand une théorie fonctionne, tout le monde s'accorde. C'est très différent en sociologie, par exemple, où cohabitent des paradigmes totalement différents et même incompatibles. Je crois bien qu'un sociologue théoricien de l'excuse, genre Mucchielli, pour qui les délinquants sont toujours des victimes (je fais simple, mais lui aussi) serait tout à fait capable de sortir de son "cadre de pensée" s'il voulait bien se donner la peine de ne pas être totalement con. Les savants, en revanche, sont vraiment dépendants de leurs bases théoriques et ne peuvent pas voir la réalité qui n'est pas mise en lumière par leurs hypothèses de départ.

      Ce que je veux dire, au fond, c'est que les gars qui n'ont pas vu la super nova sont moins coupables que ceux qui ne voient pas qu'on court à la guerre civile et, qu'en un sens, elle est déjà là (pour rester sur ce genre d'exemples).

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    4. Plusieurs choses à dire, suite à votre commentaire. Je reviens demain : là, je suis attendu par un film policier argentin (je sais, ça fout la trouille).

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    5. @ Marco Polo

      Bon, je vais essayer de me mettre à votre niveau, c'est-à-dire à citer wikipédia :

      " La Renaissance est une période de l'époque moderne associée à la redécouverte de la littérature, de la philosophie et des sciences de l'Antiquité, qui a pour point de départ la Renaissance italienne (...)

      Selon l'historien René Rémond, une « Renaissance » se caractérise par :(...) la remise à l'honneur de la culture antique (littérature, arts, techniques)
      "

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    6. "Bon, je vais essayer de me mettre à votre niveau, c'est-à-dire à citer Wikipédia".
      C'est indigne d'un homme qui essaie de dialoguer, ça, mon cher.

      Je suis donc dans l'obligation de vous humilier publiquement en citant à mon tour Wikipédia, article "Renaissance carolingienne" :

      "La renaissance carolingienne, première période de renouveau culturel majeur au Moyen Âge à l'échelle de l'Occident, est une période d'importants progrès intellectuels, notamment grâce à la redécouverte de la langue latine, à la sauvegarde de nombreux auteurs classiques, et à la promotion des arts libéraux."

      Continuez donc à présenter le Moyen Âge comme une période de rejet de l'Antiquité, si cela vous amuse. Personne ne peut vous contraindre à un peu d'intelligence et de recul par rapport à l'histoire officielle de la troisième république laïque, obligatoire et anticatholique, donc anti-médiévale.

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    7. Le terme de " Renaissance" n'a pas été inventé en France, et il l'a été bien avant "la troisième république laïque, obligatoire et anticatholique, donc anti-médiévale"; d'ailleurs, la Renaissance était tout aussi catholique que le Moyen-Age.

      Il y a, bien sûr, toujours eu des individus ou de petites écoles de pensée qui se sont intéressés à l' Antiquité, tout comme il y a toujours eu des gens, depuis Pythagore ( V ème siècle av. J.-C.) qui ont su que la terre était ronde; mais il s'est longtemps agi de courants élitistes et ultra-minoritaires.

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    8. La rotondité de la Terre, contrairement à ce que vous dites, n'a jamais été le fait d'une minorité : l'Église notamment l'a toujours admise sans difficulté. C'est l'héliocentrisme qui fut plus difficile à avaler pour elle. En revanche, dans les premiers temps de l'ère chrétienne, il se trouva une minorité pour prétendre que la Terre était plate. Tout comme il y en a encore une de nos jours, d'ailleurs.

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    9. Ecoutez, monsieur Arié, vous êtes d'une mauvaise foi totale. Vous nous expliquez qu'avant la Renaissance il n'y avait que quelques personnes pour s'intéresser à l'Antiquité, et donc que ça ne compte pas, comme si, à la Renaissance, les masses lisaient le latin et admiraient Virgile en chœur, autour de la cheminée familiale. Votre argumentation est systématiquement fallacieuse et biaisée. Je ne sais pas, mais il doit y avoir une explication à votre assurance déplacée. Vous avez gagné beaucoup d'argent dans la vie, c'est ça ? Vous avez pris l'habitude d'être considéré comme un maître ? Vous aimeriez bien, sur la fin de la vie, passer aussi pour une sorte de sage et de philosophe ? Faudrait voir à pas trop pousser, quand même. Vous vous contentez de banalités, de poncifs, d'erreurs mille fois répétées sans jamais témoigner d'une connaissance un peu personnelle des questions que vous abordez. Que connaissez vous du Moyen Âge ? Avez-vous lu les scolastiques ? Avez-vous étudié les arts médiévaux ? Visiblement pas. Quand on vous en parle vous ne répondez rien. Vous n'avez rien entendu. Tout ce qui ne correspond pas à vos préjugés (qui sont les préjugés des demi savants que l'époque produit en nombre), vous passez à autre chose. Rien à dire sur la "Renaissance carolingienne", hein ? Elle pue, celle-là ? Ou alors vous venez seulement d'apprendre l'existence du concept, c'est ça ? Et vous venez nous expliquez la vie, et par exemple que la Renaissance était tout aussi catholique que le Moyen Âge, comme si nous pouvions ignorer que Michel Ange avait quelque rapport avec la religion chrétienne.

      Vous prenez vos interlocuteurs pour des cons, sans doute de bonne foi, ce qui est encore plus grave. Il est difficile de discuter avec des abrutis, mais c'est pratiquement impossible de le faire avec quelqu'un qui vous prend pour un abruti. Alors bien le bonsoir, monsieur.

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    10. Ce fut vrai tant que domina l'Ecole d' Alexandrie, mais avec la suprématie de l' Ecole d' Antioche, on en revint à la conception de la terre plate.


      Quoi qu'il en soit, nous ne parlons ici que des débats entre astronomes "Nul n'entre ici s'il n'est pas géomètre", Pythagore) , c'est-à-dire d'une petite élite : je serais curieux de savoir quelle était la proportion de la population qui savait que la terre était ronde, et à quelle époque elle devint majoritaire.

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    11. Élie Arié : je pense, malheureusement, que Marco Polo, juste avant votre commentaire, a raison : vous régurgitez machinalement des choses que vous ne maîtrisez absolument pas (moi non plus, je vous rassure) et que vous venez tout juste de piquer sur Google. L'École d'Antioche ? L'École d'Alexandrie ? Et puis quoi encore ? Vous nous croyez vraiment assez naïfs pour penser que vous savez de quoi vous faites semblant de parler ? Allons donc ! C'est d'autant moins crédible que, une fois que vous avez cité vos deux références censées nous assommer, vous ne faites (lorsque vous reprenez vraiment la parole) que dire des sottises : quelle population se souciait de connaître la forme de la Terre, sinon justement une "petite élite" ? L'Église, alors, déterminait ce qui était vrai ou faux. Or, justement, la plupart des moines cultivés savaient parfaitement que la Terre était ronde. De plus, ils s'en foutaient royalement, dans la mesure où cela n'avait aucune incidence sur le dogme chrétien.

      Essayez donc, juste une fois, d'être honnête. Et avouez-nous que, avant ce jour, vous ignoriez tout de l'École d'Antioche et de celle d'Alexandrie : vous verrez, ça va vous faire un bien fou…

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    12. J'ajoute, comme ça, au passage, que ce n'est pas Pythagore qui a dit "Nul n'entre ici s'il n'est pas géomètre", selon la reformulation boiteuse de monsieur Arié, mais un certain Platon, au portail de son académie (selon la tradition, car cela n'a rien d'historique).

      C'est un peu triste, finalement, de voir un homme se ridiculiser ainsi.

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    13. Pfff...N'en jetez plus !

      - J'avais gardé l'idée que les astronomes, bien longtemps après Pythagore, avaient débattu de la rotondité de la terre; surpris par votre affirmation selon laquelle sa connaissance n'avait jamais été le fait d'une minorité, j'ai effectivement cherché sur google, et trouvé sur wikipédia cette école d' Antioche, dont je n'avais jamais entendu parler, qui niait cette rotondité,et qui avait pris le pas sur celle d' Alexandrie pendant les 5 premiers siècles après J.-C;

      2-Mais cette histoire de rotondité de la terre n'est venue sur le tapis que parce que je l'ai prise comme autre exemple de phénomène connu par "courants élitistes et ultra-minoritaires", même en rajoutant aux astronomes l' Eglise et la plupart des moines ( mais sans doute pas les curés de village);

      3- Alors: la Renaissance, terme désignant le mouvement durable de l'ensemble de l' Europe cultivée comme redécouverte de l' Antiquité: oui, bien sûr, c'est l'origine générale du sens de ce mot (sinon : "renaissance"... de quoi ?), même s'il y a pu il y avoir des phénomènes précurseurs mais limités comme cette "Renaissance mérovingienne", et aussi, sans doute, des individus qui s'y sont toujours intéressés.

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  3. Bravo Didier ! Mais là ce n'est pas de la science fiction comme l'annonce votre tiroir à chaussettes mais bien de la vraie science. Et puisque vous y êtes, pour mon plaisir personnel, dites-nous donc à quelle date a eu lieu l'explosion de la supernova de Yang Wei-T'e, parce que j'adore ce vertige qui me saisit lorsque j'essaie d'imaginer des temps aussi reculés.

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    1. Ma chère, vous lisez trop vite :

      1) Mon tiroir à chaussettes est : Science fRiction, et non Science fiction.

      2) La date d'explosion de la supernova de ce bon Yang est donnée dans le bllet.

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  4. Merci pour la leçon d'astronomie et pour la leçon de raison.

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    1. Je n'ai aucun mérite, ayant tiré cela des livres que je lis en ce moment, à savoir : Notre existence a-t-elle un sens ? de Jean Staune, et Le Destin de l'univers de Jean-Pierre Luminet.

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    2. Admettons : j'ai tout faux. L'"Étoile invitée" et la "Nébuleuse du Crabe" appartiennent donc à la même supernova qui a explosé 5400 ans avant J.C.
      J'espère que là, j'ai juste ?
      Votre chère qui vous salue bien !

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    3. Et bien dis-donc, voilà des titres qui ne vous font pas peur !

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    4. La nébuleuse du Crabe est le résultat (provisoire, bien entendu) de l'explosion de la supernova.

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  5. et qu'il devenait pensable de passer outre.

    Eh bien vous voyez qu'il y a de l'espoir !
    Et dans bien d'autres domaines que celui (fort passionnant) de l'astronomie !
    Je devine sans trop de difficulté la suite à donner à ce billet.

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    1. De l'espoir, oui et non : ce qui permet, en science, d'abandonner un paradigme au profit du suivant, c'est précisément l'esprit scientifique. Qui ne joue nullement dans les domaines où l'idéologie règne sans partage.

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    2. Je ne crois pas : les idéologies sont faites pour briller et mourir elles aussi.
      Surtout quand elles sont fausses.

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  6. Génial, votre billet est épatant. Mille mercis Monsieur Goux, j'ai appris plein de choses dans des domaines que j'affectionne particulièrement : la culture et l'histoire de la Chine, l'astronomie, la psychologie, voire la philosophie... bref de quoi se donner à penser en parcourant les commentaires inspirés de vos spirituels afficionados !

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  7. Voici un éclairage extraordinaire de ce que la "raison" peut conduire à nier le réel. Je n'en'avais jamais lu de démonstration aussi chimiquement pure.
    Et Moi qui n'avais pas lu cela dans Jean Staune . Comme quoi, il n'y a pas que les surpernovae que l'on ne remarque pas sans être initié.Didier Goux, soyez en vénérés dans les siècles.
    Mais vous l'êtes deja par votre cohorte de lecteurs dont je suis.

    (Je dois cette vénération à ma lecture récente de la Faculté de L'inutile que je n'aurais jamais lu sans vous)

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    1. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que d'apprendre qu'une personne, au moins une, avait lu La Faculté de l'inutile grâce à moi : soyez-en remercié.

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  8. Je me souviens avoir lu sous la plume d’un sociologue : « Le racisme anti-blanc n’a jamais été observé ».
    Il fut un temps où la sociologie c’était Raymond Boudon, Raymond Aron ou Christopher Lasch. Mais quand on voit ce qu’elle est, ou semble devenue selon nos amis journalistes, on se dit qu’un sociologue c’est quelqu’un qui traverse le Champ de Mars en regardant ses pompes et qui, rentré chez lui, note sur son carnet : « La Tour Eiffel n’a jamais été observée ».

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    1. Un sociologue est l'équivalent humain d'un neutrino, cette particule capable de traverser votre corps, ou la Terre entière, sans interférer avec quoi que ce soit.

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  9. Je me suis souvent demandé pourquoi les gauchistes, anciens bouffeurs de curés, étaient ceux qui développaient aujourd'hui la pensée la plus religieuse (soumission au dogme, unicité, verticalité, le bien, le mal, les tabous qui empêchent de penser le monde, etc.), souvent sans même en être conscients.

    Possible que ce ne soit en fait qu'une question de capacités intellectuelles. L'immense majorité des gauchistes que je fréquente encore (mon côté social...) sont vraiment bêtes; presque aussi cons que les illuminés du Dieu d'la Mecque. J'comprends mieux pourquoi ils s'entendent à merveille tous ces esclaves.

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    1. Les gauchistes sont des chrétiens devenus fous (pour paraphraser grossièrement Chesterton).

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    2. @ Anton

      Il me semble que les "bouffeurs de curés" étaient surtout des grands bourgeois ( Jules Ferry, petit père Combes, etc.)

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  10. On attend la suite de cette révélation qui vient de vous assaillir, observer le mode tel qu'il est. Je sens que ce n'est pas gagné, ça demande tellement d'abandons...

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  11. Voici un lien qui devrait vous plaire mon cher! Les astrophysiciens prestigieux sont des gens de bien ! Excellent blog d'un esprit curieux et rare! http://blogs.futura-sciences.com/luminet/2016/10/22/eclipses-intellectuelles/

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    1. Je suis précisément en train de lire un livre de Luminet, Le Destin de l'univers : passionnant, même si un peu ardu par endroits.

      Votre lien.

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  12. Je ne doute pas que vous sachiez déja que nous devrions être "prochainement" concernés par ce genre de phénomène selon lequel notre soleil mettra fin à ses jours dans environ 4,5 milliards d'années (à quelques minutes près) connaissant à son tour l'état passager de super nova. Il va sans dire que toutes les planètes environnantes seront réduites à l'état de cendres, la notre et l'humanité itou. Cela laisse un peu de temps à NJ de terminer sa tournées d'apéros avant que le pastis ne se transforme en vapeur.

    Duga
    Papy Nova

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    1. Ce n'est pas cela. Le soleil se transformera en géante rouge, englobant la terre où il fera plus de 3000 degrés. Ensuite il se contractera en étoile inerte. Il n'est pas assez lourd pour finir en supernova. Tout ce que je dis là, si ma mémoire est exacte...

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  13. Ce qu'il faut retenir, c'est que les chinois avaient 500 ans d'avance sur les européens et qu'ils en ont profité pour...euh non...ce qu'il faut retenir c'est que les européens sont de gros bourrins. Voilà.
    D'ailleurs maintenant que nous sommes avertis, ceux qui parlent d'aveuglement dogmatique en astronomie ne manquent pas de citer Atlas de galaxies particulières de l'astronome américain Halton Arp...ah ben non...c'est gênant car cela fiche en l'air presque tous nos dogmes actuels sur l'expansion de l'univers, le Big Bang et tout ça...

    Personnellement, je pense qu'Halton Arp a raison, mais que son explication de substitution basée sur le décalage intrinsèque des quasars est fausse. Ça n'engage que moi, et je n'ai pas envie d'entamer un débat sur ce sujet avec les érudis de ce blog. Je voulais seulement faire avancer le schmilblick, sans beaucoup d'illusions.

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    1. Dans les Européens vous ne comptez pas les Grecs anciens. Allez donc voir le niveau atteint par la machine d'Anticythère... https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d'Anticyth%C3%A8re

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    2. C'était sur le mode ironique. Bien sûr que je connais la machine d'Anticythère, je sais même construire un pentagone avec une règle et un compas sans avoir à chercher dans un livre au préalable...
      Demandez au premier sataniste venu de tracer un pentagone et vous verrez.
      Je me moquais de cette mode de ils sont trop forts ces chinois surtout parce qu'observer Vénus à l'oeil nu ce n'est pas trop mon truc.
      Je voulais signaler au microcosme gouxien l'existence des travaux très intéressants de Halton Arp, mais sans entrer dans les détails parce qu'on en arriverait à parler du rôle d'un célèbre plagiaire dans toutes les théories stupides qui ont cours actuellement, et Elie Ayéé me surveille.

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    3. Je signale au passage que tracer un pentagone à la règle et au compas revient à savoir construire le nombre d'or géométriquement. Ça devrait éveiller la curiosité de nos beaux esprits...

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  14. Un soir, j'étais tellement pété en sortant d'un apéro prolongé que j'ai préféré m'endormir en boule dans la rue (qui n'était pas en pente, je précise) plutôt que d'afronter la ligue de vertu qui squattait à l'époque mon domicile. Le lendemain, je me suis réveillé exactement au même endroit. J'en ai conclu que la terre était plate.

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  15. Au fur et à mesure que nous investiguons l'infiniment petit et l'infiniment grand, nous sommes confrontés à de nouvelles inconnues et à de nouvelles interrogations que nos faibles connaissances et nos théories incomplètes et contestables ne peuvent "combler". Nous ne pouvons pas avoir une vision complètement extérieure à la nature puisque nous en faisons partie et les limites de notre cerveau et de nos sens posent des bornes s'opposant encore pour longtemps, sinon à jamais, à la connaissance exhaustive du monde où nous sommes. Difficile alors d'affirmer que Machin ou Chose ont tort ou raison pour tout ce qui relève des théories englobantes encore appelées théories du Tout. Seuls les esprits enfumés par des convictions religieuses peuvent affirmer tout savoir sur tout, y compris que l'humanité est apparue il y a 6000 ans un mercredi à sept heures moins le quart.

    Duga
    Jamais à l'heure

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  16. L'Occident vivait alors sous un paradigme aristotélicien intangible, lequel affirmait que les cieux étaient immuables, et les étoiles accrochées à une “sphère des fixes” (les Orientaux d'alors, eux, admettaient les changements célestes).

    En 1054 ? Cela me semble un peu trop tôt pour que l'on puisse parler d'un "paradigme aristotélicien" en Europe.

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  17. Bonsoir à tous, bonsoir Duga,

    Entendez-vous dire (par votre commentaire) que si la Terre n'a pas 6000 ans, la religion chrétienne ne tient plus?

    Merci,

    Pierre.

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    1. Je ne parle pas de l'age de la Terre mais de l'age de l'humanité, selon la croyance chrétienne. cela étant, la religion chrétienne ne tient pas debout, pas plus que toutes les religions d'ailleurs. Elles relèvent de l'enfumage généralisé, l'age de l'humanité n'étant qu'un des exemples parmi beaucoup d'autres, qui prouve que leurs histoires ne tiennent pas debout. Ce ne serait pas grave, (on a bien le droit de croire au Père Noël, au p'tit jésus et à Blanche Neige), si toutes ces religions qui s'entrebattent au non de chimères, ne provoquaient des millions de morts depuis des siècles.

      Duga
      Pro Fêtes

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    2. Il s'agissait en effet de l'âge de l'humanité et non de celui de la terre, pardon.
      Mais j'ai compris votre position, merci.
      Si je peux toutefois me permettre, tous ces faits invalidant les religions invalident-ils également leur contenu, j'entends les prescriptions morales qu'ils contiennent?
      Et si oui, pourquoi dénoncer les méfaits de la religion en invoquant le Décalogue ("tu ne tueras pas")?

      Merci,

      Pierre

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    3. Non bien entendu. Mais avouez quand même qu'il y a un sérieux paradoxe consistant à commettre des meurtres au nom même de religions qui prescrivent haut et fort le contraire. On enfermerait des gens dans des asiles ou des prisons pour moins que ça. Des croisés d'antan aux meurtriers actuels pour ne pas citer leur nom dans un blog, la devise appliquée a été "Fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais" ! Je ne sais pas si c'est dans le Décalogue de la Redoute ?
      Et s'il n'y avait que ça... Des viols aux accumulations de richesses en passant par la complicité avec des régimes totalitaires, les religions ont beaucoup à se faire pardonner. Toutes proportions gardées, il y a une sorte de similitude avec les doctrines dites de gauche, à savoir que les belles paroles servent souvent de paravent à des actes qui sont loin d'être à la hauteur de ce qu'ils disent. On appelle ça hypocrisie ou mensonge.

      Duga
      Décalé

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    4. Bien sûr que je vois le paradoxe, simplement je crois que vous ne voyez justement QUE le paradoxe, ce qui n'est pas un reproche, du reste.
      On ne peut pas exploiter une idée si elle n'a pas de poids dans les consciences, de même qu'on ne fabrique pas de fausse monnaie s'il n'en existe pas une vraie à laquelle elle puisse ressembler; on ne peut donc pas commettre de crimes au nom d'une religion si elle n'a pas préalablement acquis un authentique respect dans les consciences. Or ce respect ne s'acquiert pas par des crimes, je veux dire par là que vous sélectionnez les faits sombres de l'histoire des religions, en omettant les autres qui sont l'immense majorité. Un peu comme on utilise quelques prêtres pédophiles pour en annuler des milliers qui sont probes, opération injuste qui peut d'ailleurs s'accomplir en toute bonne foi. Il me semble simplement qu'il y a un tas de meilleures raisons de ne pas croire en Dieu. Les crimes commis n'en sont pas une, parce qu'il n'y a rien au nom de quoi les hommes ne puissent en commettre. Faudra-t-il alors renoncer à tout idéal, à toute valeur?
      C'est l'humanité qui a beaucoup de choses à se faire pardonner. Or cette affirmation est précisément un postulat religieux, preuve que la religion voit plutôt juste sur ce point.
      Pardon pour la longueur, je sais bien que ce débat ne finira jamais donc nous pouvons en rester là, merci pour vos réponses! Et pour le "décalogue de la Redoute" qui m'a fait rire 😂

      Pierre
      (essoufflé)

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    5. Ma réponse aura au moins servi à ça. N'est-ce pas là l'essentiel ?

      Duga
      L'étroit suisse

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  18. Bon, je me lance; n' y aurait il pas un message subliminal dans votre billet de blog.
    Sur le fait que notre grand président est un astre de lumière que nous français ingrats n' avons pas su reconnaître alors que les américains ou tout au moins une société a honoré d'un prix récompensant sa vision universel de cette terre.
    Certes me terrible Poutine par jalousie n'a pas compris le langage philosophique de notre astre plus brillant qu'une super nova.
    Je tiens à préciser que je n'ai rien bu.
    J'ai bon?

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    1. grandpas, je ne sais pas si vous avez bon, mais grâce à vous on se sent un peu moins seul parmi tous ces grands esprits qui carburent à la philosophie astronomique !

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    2. Savez-vous que le destin d'une super nova est de finir en trou noir ?

      Duga
      Troublant

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    3. « Savez-vous que le destin d'une super nova est de finir en trou noir ?
      »

      Où êtes-vous allé pêcher ça ?

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    4. Une supernova est un état intermédiaire entre la vie et la "mort" d'une étoile. En fait, il y a plusieurs destins possibles, selon la masse initiale de l'étoile. En commun, la combustion nucléaire va provoquer un phénomène d'effondrement gravitationnel qui va concentrer la masse de l'étoile. Si la masse initiale valait de 8 à 10 fois la masse du soleil, la supernova "finira" en étoile à neutrons ou en trou noir dont on sait que la gravité empêche même la lumière d'en sortir.
      Si cette masse est inférieure, le supernova finira en naine blanche puis en géante rouge (C'est Noël!) dont la taille et le rayonnement contribueront "au passage" à cramer tout ce qui est autour, les planètes de l'ex système solaire en ce qui nous concerne. Sauf à ce que nous ayons rejoint une planète d'un autre système auparavant, ce qui est hautement improbable au vu des distances et des énergies mises en jeu, ce sera aussi la fin de l'humanité.
      Autrement dit, le dieu supposé être bon, nous a réservé l'enfer pour tout le monde ! Petit cachotier va !

      Duga
      Peseur d'étoiles

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