mardi 10 janvier 2017

Houellebecq diffracté

Le Cahier de L'Herne consacré à Michel Houellebecq – reçu ce matin et, donc, simplement feuilleté, humé, pour l'instant – présente les qualités et les défauts de cette publication bien connue ; lesquels procèdent d'ailleurs tous deux d'une même cause, qui est la multiplicité des contributeurs. L'avantage de ce foisonnement d'esprits divers, c'est que cela donne, à la lecture, une impression de… foisonnement ; aussi bien dans les styles que dans les thèmes abordés, les éclairages, les angles, etc. Son inconvénient est que cela rend la qualité de l'ensemble pour le moins hétérogène : si certains intervenants semblent avoir réellement quelque chose d'un peu original à dire sur l'écrivain pris pour cible, d'autres, moins inspirés, se contentent de délayer de plates explications de texte, à peine supérieures à ce qu'on pratiquait en classe de terminale, au temps où les lycées de France faisaient autre chose que de la garderie. Enfin, il y a les pas-inspirés-du-tout qui, pour dissimuler le vide, l'emplissent de phrases amphigouriques et péremptoires, laissant au lecteur une irritante impression de sottise : la sienne ou celle de l'auteur, c'est péniblement indécidable. Mais enfin, n'y aurait-il d'intéressant qu'un tiers de ces presque quatre cents pages – et il me semble en avoir compté davantage –, cela vaudrait encore la peine.

D'autant que, au fil du volume, on tombe à plusieurs reprises sur Michel Houellebecq en personne, soit pour des textes inédits, soit pour des articles publiés à l'origine en revues et devenus difficiles à trouver, surtout si, comme moi, on ne prenait pas la peine de les chercher. Je me suis arrêté dans mon feuilletage sur une double page intitulée La Fête, datant de 2009. Il s'agit d'un texte emblématiquement houellebecquien, c'est-à-dire profondément déprimant et d'une irrésistible drôlerie. En six paragraphes assez courts, il examine les différents types de fêtes que l'on est amené à subir et les effets ravageurs qu'elles ne manquent jamais d'avoir sur ceux qui ont eu la faiblesse d'y participer. Le tout est surmonté d'une sorte de chapeau, que je vous livre en guise de cerise :

« Le but de la fête est de nous faire oublier que nous sommes solitaires, misérables et promis à la mort : autrement dit, de nous transformer en animaux. C'est pourquoi le primitif a un sens de la fête très développé. Une bonne flambée de plantes hallucinogènes, trois tambourins et le tour est joué : un rien l'amuse. À l'opposé, l'Occidental moyen n'aboutit à une extase insuffisante qu'à l'issue de raves interminables dont il ressort sourd et drogué : il n'a pas du tout le sens de la fête. Profondément conscient de lui-même, radicalement étranger aux autres, terrorisé par l'idée de la mort, il est bien incapable d'accéder à une quelconque exaltation. Cependant, il s'obstine. La perte de sa condition animale l'attriste, il en conçoit honte et dépit : il aimerait être un fêtard, ou du moins passer pour tel. Il est dans une sale situation. »

Un peu plus bas, dans le paragraphe intitulé Réunis pour s'amuser, Houellebecq assure que, dans les bals populaires, boîtes de nuit, boum”, etc., l'homme qui parvient à la pénétration d'une femme « ressent alors quelque chose d'analogue au claquement de la partie gratuite sur les anciens flippers ». 

Michel Houellebecq est le grand romancier de notre époque.

98 commentaires:

  1. Houellebecq devrait en en effet convenir assez à votre propre esprit caustique, bien qu'hyper-sensible.
    Mais lui a par ailleurs choisi de jouer à fond le rôle du vilain petit canard, ça lui donne quelque immunité. Une sorte d'ermite, observateur génial et misanthrope...

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    1. Ermite, ermite… Il s'y entend tout de même fort bien, en matière de "stratégie littéraire" !

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  2. Pénétrer une femme sur la piste de danse pour connaître le plaisir de Dionysos?!(Merci le correcteur d'orthographe pour écrire correctement le nom du dieu de la danse!)

    Vendémiaire.


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  3. Eh bien voilà ! Quand vous voulez nous donner envie de lire, je veux dire aux plus réfractaires - parce que les autres sont à vos genoux et attendent humblement que les titres et leurs auteurs tombent de votre souris - vous savez le faire !
    Il est vrai que Houellebecq est grand et que Goux est son prophète !

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  4. « ressent alors quelque chose d'analogue au claquement de la partie gratuite sur les anciens flippers ». J'adorais ce claquement, mais je serai moins pessimiste, ou un peu plus poétique, je dirai que le claquement du flipper c'est lorsque la femme jouit...pas lorsque le type la pénètre. Je me rappelle d'une phrase de Houellebecq dans Plateforme ou la carte et le territoire ou la possibilité du Nil qui doit ressembler à peu près à cela "la vie d'une homme est divisée en deux phases, celles où il jouit trop vite et celle où il ne bande plus..."

    d'autre part, les immenses raves ou festivals avec de la techno bien forte et machinale vraiment pas mon truc, mais un bon dj électro dans un bon club, de la MDMA, un peu d'alcool...et la soirée est parfaite.

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    1. À la suite du morceau de phrase que j'ai cité et que vous reprenez, Houellebecq ajoute que les femmes, souvent, se satisfont de savoir qu'on a envie de les pénétrer…

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    2. Hé, hé. Attention, l'abus de MDMA peut nuire à la performance dans des univers compétitifs de type "questionpourunchampion".

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    3. Je ne sais même pas ce qu'est la MDMA. C'est un genre d'assurance, c'est ça ? « MDMA, zéro blabla, zéro tracas » ?

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    4. Oui, c'est le nom "rebrandé" de l'ecstasy. En gros, bonne humeur, sensation de bien être qui monte avec la musique. En gros, pareil que le prozac, mais pas remboursé par la Sécu.

      Et Anton, pour chaque situation il y a une pilule. Pour la compétition intellectuelle on m'a parlé du modalfinil mais pas encore essayé. Je vais demander une ordonnance à un ami et je vais la tester pour vous dire.

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  5. A propos, l’intéressé a-t-il eu connaissance de ceci ? (que je n’ai toujours pas lu, honte à moi !)

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    1. Tout ce que je puis dire, c'est que la chose lui a été envoyée.

      Quant à votre honte, le fait de la partager avec la totalité (moins une centaine d'unités) des bipèdes de cette planète devrait la rendre supportable.

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    2. En faisant traduire votre ouvrage en chinois et en russe, sans doute auriez-vous un meilleur succès dans ces pays où la culture littéraire et la curiosité des lecteurs sont désormais plus développées qu'en Occident.

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  6. Le fan-club féminin se déchaîne (j'ai failli écrire détilleul, pour diverses raisons, dont le prix de la boiserie en vieux chêne, mais pas seulement...).
    Ce n'est pas surprenant, car 2017 sera humide et gluante comme une langue de groupie ou ne sera pas, avait dit le commandant Cousteau avant de se détendre définitivement comme une bulle d'air avant l'embout.

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    1. Elle est coupée à quoi, votre herbe ?

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    2. Pour une fois que nos littéraires ne s'écharpent pas (ou pas encore) pourquoi ne pas dire tout simplement que Houellebecq est suffisamment complexe pour être intéressant ? Et qu'en conséquence on ne saurait que lui être reconnaissant pour cette amusante parabole du claquement de la partie gratuite.

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    3. L'affaire se corse. Ce doit être Didier Goux qui organise une sorte de polar littéraire.
      Une sorte de jeu de piste obscur, dont on retiendra d'abord l'indice des tilleuls. Puis Cousteau, le détendeur, l'embout.
      Langue de groupie, ce doit être par déformation professionnelle...
      Jazzman veut nous faire comprendre qu'il sait des choses mais qu'il ne les lâchera qu'au compte-gouttes. L'eau qui dort ?

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    4. Bon, il faut bien que je réponde un peu.
      Le tilleul, c'était une référence à la boisson des groupies de Monsieur Goux après 22h. J'avoue que c'était un peu tiré par les cheveaux et Mildred ne fait que les ânes...Ahem.
      Barbara a trouvé la bonne réponse pour le détendeur Cousteau-Gagnan, mais la piste des groupies n'a pas de rapport avec mon ex-profession comme le savent les assidus de ce blog. J'étais informatichien.

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    5. En somme vous êtes un poète mais comme par ailleurs vous aimez vivre dangereusement, vous tenez à passer pour un pirate.
      D'où l'équipement de plongée à l'ancienne. avec le Grisby* bien en vue sur la cheville gauche.

      * couteau de plongée.

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    6. "Mildred2 juillet 2012 à 20:11
      Il faut reconnaître que jazzman est drôle quand il le veut.."

      N'en croyant pas mes yeux, j'ai relu trois fois les mêmes passages.
      Peut-on encore en dire plus devant une telle romance...

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    7. Il était tout à fait charmant, n'est-ce pas ? Comme aurait dit ma mère qui était suisse allemande : on en mangerait on dirait du veau !

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    8. Et les veaux, il ne faudrait pas que ça grandisse, pourrait ajouter notre experte en vacheries.
      Tout ces dialogues parce que je pensais à une réplique de Perceval à Angarade dans Kaamelot Je vous ai déjà vue tirée par un cheval, mais comme c'était dans une cariole, ça ne compte pas.

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    9. J'abuse un peu, mais c'est l'épiphanie et pour essayer de donner à Michel l'image d'un blog pétillant d'esprit :
      - Pourquoi les femmes laides aiment-elles le ski nautique ?
      - C'est leur seule chance de se faire tirer par une vedette.

      J'en connais aussi une avec les chroniqueurs de ski nordique, mais...

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  7. Je ne connais pas ce " Cahier de l'Herne ": en librairie ? sur abonnement ?

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    1. ah ben tout de même comme dirait Bourvil, 33 euros !

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    2. Houellebecq n'est pas pour les salauds de pauvres !

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  8. Etonnante, la distinction entre la "festivité primitive" et celle de "l'Occidental moyen". Pour en avoir bouffé, en long, large et surtout de travers, de la "rave partie", mon petit témoignage vous dira qu'il s'agit grosso modo du même univers; celui d'une communion "festive et deshinibée" (les produits...) et du retour à la tribalité (on parle ici de tribalité bourgeoise et blanche, c'est à dire apaisée, civilisée / peut-être l'ami Houellebecq s'est-il laissé embarquer dans une soirée un peu moins balisée).

    Si distinction il doit y avoir, c'est lorsque la soirée se finit. Là, les primitifs continuent malgré tout de former un groupe; groupe encore capable de dire "nous" et de fendre le crâne du premier rigolo qui voudrait l'en dissuader, quand l'occidental retourne lui à sa condition d'atome perdu et isolé du reste de la meute.

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    1. C'est ce que dit Houellebecq, je crois, mais en soulignant que l'Occidental, pour espérer parvenir au même résultat "festif" doit mettre en œuvre des moyens extrêmement lourds, pour un résultat bien incertain.

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  9. Michel Houellebecq est le grand romancier de notre époque.

    Ah oui !
    Moi qui suis un houllebebecquien convaincu je m'en vais me le procurer ce Cahier de l'Herne. D'autant que Le Point (si je ne me trompe pas) m'avait mis la puce à l'oreille.

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    1. Je l'ai presque terminé : de fort bonnes choses, et des moins bonnes, comme le veut le genre.

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  10. Trouvé ici le texte complet de "La Fête":

    http://mhouellebecq.livejournal.com/

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    1. Votre lien.

      (Mais quelle atroce manie, que celle d'écrire blanc sur noir !)

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  11. Houellebecq diffracté
    Joli titre entre parenthèse.
    En fait les commentaires des critiques littéraires m'intéressent peu même si certains, rares, ont pu me donner l'envie de me procurer un livre. S'agissant de Houellebecq je me contente de le lire, de l'écouter comme on écoute un ami.

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  12. Michel Houellebecq est assurément un homme qui donne matière à penser, denrée rare et précieuse par les temps qui courent.

    Mais n'y a-t-il vraiment personne ici qui saisisse justement l'occasion de dire à quel point, en l'espèce, il se trompe...?

    Matt

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    1. Je ne crois pas que dire d'une œuvre littéraire qu'"elle se trompe" (pas plus qu'"elle a raison") ait grand sens : une œuvre littéraire n'est ni une thèse de sociologie, ni un programme de candidat à la présidentielle, ni une note technique d'un énarque pour son ministre : elle touche ou elle ne touche pas la sensibilité de chacun, c'est tout (et ce n'est déjà pas si mal !); que signifierait donc " Lautréamont se trompe" , "Le marquis de Sade se trompe", " Flaubert se trompe", etc .?

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    2. Eh bien, allez donc dire à un Balzac, un Zola, voire un Céline, un Bloy, un Agrippa d'Aubigné (je pourrais allonger la liste à plaisir)… ou un Houellebecq, que leurs œuvres ont tout à voir avec la "sensibilité" de leurs lecteurs et rien avec la vérité ! La vérité est la condition première et essentielle pour qu'une œuvre littéraire soit bonne, voire grande. Et c'est elle que visent tous les écrivains… notamment Flaubert, et probablement aussi le marquis de Sade.

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    3. Je ne crois pas que "la vérité" existe, sinon dans les religions (vérité révélée); Zola n'était pas un journaliste rendant compte de la condition ouvrière, statistiques de pouvoir d'achat et d'espérance de vie à l'appui; il a créé une œuvre, inspirée par un sujet auquel il était sensible, et qui a pu toucher des gens qui ne partageaient pas du tout sa sensibilité sociale, par son souffle et ses qualités purement littéraires.
      Mais ceci n'est pas vrai que pour la littérature, c'est vrai pour tous les arts: diriez-vous que "Van Gogh a tort" ou que "Mozart a tort" ?

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    4. Bien sûr que la vérité existe ! Même si, étant humaine, elle reste toujours plus ou moins imparfaite, parcellaire, etc. Mais quand Balzac, par ses romans, décrit la fin de l'aristocratie et la prise de pouvoir par la bourgeoisie mercantile, la petite-bourgeoisie et même la paysannerie (cf ce roman admirable qu'est Les Paysans) il voit et dit la vérité, puisque c'est en effet ce qui s'est passé de façon éclatante, dans les décennies qui ont suivi les deux durant lesquelles il écrivait.

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    5. Malraux vous a déjà répondu, dans " L'homme précaire et la littérature" : " Aux yeux d’un non-membre de la secte (des amoureux de la littérature) , un livre n’est qu’un témoin ou un contemporain d’un passé, il dira « il faut lire Balzac, parce que ça donne une bonne idée de la France du XIXème siècle », et, en le lisant, il sautera ses interminables descriptions, ce que ne fera jamais un membre de la secte qui sait, lui, que ces descriptions sont aussi des personnages".

      Autrement dit, c'est la même réponse que pour Zola : s'ils sont passés à la postérité, ce n'est pas en tant qu'observateurs avisés des évolutions sociales, mais à cause de leur talent littéraire; sans celui-ci, un sociologue tout aussi avisé en aurait tiré de mauvais romans, et ne serait lu que par des historiens spécialistes dans leurs époques.

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  13. Je me demande si les textes courts de Houellebecq ne sont pas bien meilleurs que ses romans. Dans le genre, il y a aussi ce "Prévert est un con" que j'avais bien aimé.

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    1. Houellebecq publie, aujourd'hui même, un petit livre (9 €) qui s'intitule En présence de Schopenhauer : ça pourrait vous intéresser…

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    2. En effet. Merci pour l'info !

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    3. Ah ! si Houellebecq faisait pour mes petits ouvrages seulement le quart de ce que je fais pour ses livres, c'est moi qui passerais en vedette chez Ruquier !

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    4. Dans Jacques Prévert est un con, écrit en 1992, je relève cette phrase : « Le cinéma français ne s’est en fait jamais relevé de l’avènement du parlant ; il finira par en crever, et ce n’est pas plus mal. »
      En effet, il est mort.

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    5. J'ai lu le texte complet grâce au lien d'Elie Ayéé, il fait même une pub pour un séjour UCPA « sports de glisse », alors c'est vrai qu'il pourrait se fendre d'un petit mot en faveur de vos bouquins, au risque de casser l'ambiance (c'est de l'humour pour contrebalancer les envolées de Madame Lourde qui décolle comme le prototype de Clément Ader).

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    6. Merci, j'ai saisi l'hommage au vol !

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    7. Bonne réplique qui me sauve la mise, Barbara. Parce que vous n'êtes pas la seule à faire du rase-motte (Balasko dans Gazon maudit).
      Notez en passant mon habile promotion des français héros des sports extrêmes (Cousteau, Ader) pour impressionner Michel au cas où il passerait voir les commentaires. Oui, on se tutoie, enfin surtout moi, et c'est plus facile à écrire que Houellebecq.

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    8. Hélas, je crains que Michel ne soit plus fasciné par mes barbarismes que par vos tours de prestidigitateur en pantoufles.
      Mais ne vous inquiétez pas, nous vous inviterons pour le goûter. Avec Mildred, cela va sans dire...

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    9. Sachez, péronnelle, que je chausse toujours mes Nike-Air quand je commente sur un blog à forte valeur ajoutée, comme ici. C'est un truc que m'a donné Michel pour coller au sujet.
      Il porte toujours un bérêt pour écrire les romans qu'il destine à un large public. D'où sa calvitie naissante.

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    10. Pour le goûter, Barbara, il ne faudra pas trop compter sur moi, car face à jazzman, je crains d'être démangée de "faire trop fulgurant" !

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    11. Vous avez oublié la baguette de pain, jazzman, qu'il porte, un coup sous un bras, un coup sous l'autre, ce qui lui évite de recourir à la crème dépilatoire !

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  14. Ah, eh bien je vous y vois tiens chez Ruquier ! Ce serait du joli.
    Catherine Barma ne sait pas ce qu'elle perd en vous ignorant, et c'est bien dommage.

    33 euros l'ouvrage, mais Houellebecq les vaut bien !
    Je ne le porte pas vraiment dans mon coeur, ses propos sur les femmes sont souvent peu ragoûtants, mais peu importe en fait, car je lis et je l'apprécie : il est un de ceux qui comprend le mieux notre époque.

    Et en cela Didier, je partage votre avis !
    " Michel Houellebecq est le grand romancier de notre époque."

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  15. Les salauds de pauvres vous emmerdent.

    Force est de reconnaître que Houellebique, comme disait Gérard Guégan, un jaloux, se plante parfois lamentablement :

    « Dans Le Figaro du 25 février, je relève d'intéressantes statistiques concernant le Pas-de-Calais, 40% de la population y vit en dessous du seuil de pauvreté (chiffres de l'INSEE) ; six ménages sur dix y sont dispensés du paiement de l'impôt sur le revenu. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le Front national réalise des scores médiocres ; il est vrai que la population immigrée est en diminution constante (par contre le taux de fécondité est très bon, nettement supérieur à la moyenne nationale). en fait le député-maire de Calais est un communiste, qui présente l'intéressant particularité d'être le seul à avoir voté contre l'abandon de la dictature du prolétariat. »
    Calais, Pas-de-Calais. p.85 de "Temps morts". In "Rester vivant" et autre textes, Librio. 2€.

    Ce côté petit con méprisant et détestable lui colle à la peau, sa défaite.

    Il peut cependant être sublime lorsqu'il écrit :

    « La vérité est scandaleuse. Mais, sans elle, il n'y a rien qui vaille. Une vision honnête et naïve du monde est un chef-d'œuvre. En regard de cette exigence, l'originalité pèse peu. Ne vous en préoccupez pas. De toute manière, une originalité se dégagera forcément de la somme de vos défauts. Pour ce qui vous concerne, dites simplement la vérité ; dites tout simplement la vérité, ni plus ni moins. »
    "Frapper là où ça compte." p. 27 du même Librio n°274.

    P'tain, ça c'est balèze.

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  16. By the way, comme on dit, où placez-vous Soumission dans l'oeuvre de MH par rapport aux autres? Je dis cela, car je vais enfin le lire, désormais qu'il est sorti en poche...je n'achète quasiment plus que du poche car problème de place.

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    1. J'ai ressorti Soumission hier de son étagère houellebecquienne et compte le relire dès que j'en aurai fini avec Ennemis publics, qui est la correspondance entre Michel H. et Bernard-Henri L. Si vous pouvez patienter jusque-là…

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    2. oui pas de problème, j'ai de la lecture en retard , dont la fin de l'homme rouge (je dis la fin, il reste tout même 350 pages après les 300 premières) de Alexievitch, prix nobel en 2015, je crois. Et tant qu'à faire, 2 ans après sortie, le roman vous paraît-il avoir tapé dans le mille, ou...dépassé par la réalité qui est encore plus rapide que Michel Houellebecqus (oui pour moi MH arrive à décrire assez précisément un avenir très proche, presque un prophète...)

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  17. Bon, revenons à nos moutons ! Le Figaro qui semble suivre ce blog de très près et qui, on le comprend, n'aime pas être en reste, publie dans Le Figaro littéraire un article intitulé : "Tsar des lettres, star des medias" couverture et pages 2 et 3 !
    On y apprend que "Le "Cahier" de l'Herne qui lui est consacré parachève un souci permanent de la construction de son image." Ainsi après le "concert de louanges adressés par les contemporains de Houellebecq, à savoir Aurélien Bellanger, Yasmina Reza, Jacques, Emmanuel Carrère en plus intelligent et qui nous lâche : "Plus le temps passe, plus l'admiration médusée que j'ai pour lui se colore d'affection."" Mais la série "Un été avec Houellebecq", du Figaro Magazine a été "non autorisé par l'auteur de La Carte et le Territoire."
    L'article que j'ai trouvé très intéressant est celui de Juan Manuel de Prada romancier et chroniqueur espagnol, intitulé : "Le fils légitime d'un époque châtrée". Phrase de l'article prise au hasard : "...Houellebecq est le fils de toute cette merde, mais c'est le fils persifleur et iconoclaste qui s'applique à remuer la merde, à faire remonter toute cette matière pestilentielle, à la disperser avec un ventilateur pour éclabousser nos belles tenues du dimanche de taches indélébiles..."
    Comme dirait Matt, Houellebecq donne indiscutablement "matière à penser". Mais pas sûr qu'il se trompe !

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  18. Cherea : Il me semble en tout cas, avant relecture, que son présupposé tient fort bien la route : on imagine sans peine le PS, mais aussi l'ex-UMP, préférer se jeter dans les bras des musulmans plutôt que de laisser gagner le parti "fasciste" de Marine Le Pen. De ce point de vue, déjà, c'est un roman réaliste.

    Pour la suite : les Français s'accommoderaient-ils facilement d'un islamisme "civilisé" tel que celui qui est décrit dans Soumission ? Je crois que oui, malheureusement. Et, d'une manière en apparence paradoxale, les Françaises encore plus facilement.

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    1. « Les Français s'accommoderaient-ils facilement d'un islamisme "civilisé" ? » Mais c’est déjà fait, chez nos zélites tout au moins !
      Soumission n’est pas un roman d’anticipation, c’est une fable sur la lâcheté des zélites qui ont toujours été promptes, au moins depuis quelques décennies, à choisir le côté du manche. Soumission décrit une démission et une veulerie déjà là. La question, contrairement à ce que croit un vain peuple et une vaine critique, n’est pas de savoir si un jour le président de la République sera un musulman, mais de comprendre que nos zélites l’ont déjà élu en secret. C’est ce choix inconscient que le roman rend visible en le mettant en scène.

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    2. @ Alain
      Je crois que vous avez vu juste. Et Didier a tort de voir une "apparence paradoxale" au choix des Françaises qui, historiquement, ont toujours été majoritairement aux côtés de celui qui tenait le manche. Et quand un bel oriental tiendra le manche...

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    3. C’est évident, chère Mildred, et au risque de faire dresser les cheveux sur la tête de nos lectrices, et les vôtres peut-être, je remarque qu’après avoir disqualifié en quelques décennies le mâle alpha occidental, démontrant ainsi son peu de résistance à l’épreuve, les féministes sont en première ligne pour accueillir avec enthousiasme les mâles super-alpha importés à grands frais par Dame Merkel, féministe en chef. Et qu’on ne me parle pas des « incidents » de Cologne ou d’ailleurs, qui n’ont eu aucun impact sérieux sur cette entreprise de grand remplacement sexuel.

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  19. à la sortie du livre, beaucoup des vertueuses ( le nouveau nom des droits de l'hommiste aux USA c'est SWJ, Social Justice Warrior, pour votre info...) avaient crié à l'islamophobie de MH, sans l'avoir lu, mais connaissant le sujet, j'avais plutôt l'impression que c'était un réquisitoire contre les Français, du moins l'élite et ceux d'en haut et leur lâcheté et leur docilité malgré la France insoumise si chère à Mélenchon. C'est comme si on avait pris le livre à l'envers et inversé toutes les valeurs: ce n'est pas contre les musulmans, après tout, le pays est à celui qui le conquit, la loi du plus fort et toussa mais plutôt un livre contre l'apathie des Français. Incroyable, ce que je peux discourir sur un livre que je n'ai point lu.

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    1. Je dirais même plus, mon cher Dupont : un pays est à celui qui le conquiert…

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  20. En suivant les liens de La Fête je suis tombé sur une interview de Michel en anglais par Susannah Hunnewell.
    Je n'ai pas lu, je crois, d'interview de lui et je n'ai lu que Les Particules Elémentaires donc je partais de loin.
    Je ne me suis jamais intéressé aux Pensées de Pascal, mais résumées par lui en une phrase, ça déchire : La condition humaine, c'est les comdamnés enchaînés qui assistent chaque jour à l'exécution d'un des leurs.
    Il explique que l'idée des Particules Elémentaires lui est venue de l'expérience d'Alain Aspect qui est certainement comme toute la physique quantique, un concert de pipeau. C'est amusant.
    L'idée de La Possibilité d'une Ile lui est venue d'une journaliste qui voulait l'interviewer sans enregistrer ni prendre de notes.
    Il explique son secret : il écrit ce qu'il pense vraiment. Nous voilà bien avancés. Mais peut-être à méditer par ceux qui écrivent ce qu'ils croient bon pour leur communauté...
    Bref, un tas de choses intéressantes sur sa vie, sa technique d'écriture et sa vision du monde que les anglophones pourront découvrir.

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    1. Magnifique, jazzman ! J'ai passé la moitié de l'après-midi à lire cette extraordinaire interview. Extraordinaire par la tranquillité et l'intelligence de l'intervieweuse qui posait exactement les questions qu'on aurait aimé lui poser, ce qui amenait des réponses intéressantes, amusantes, intelligentes et pour tout dire passionnantes.
      Un grand merci donc !

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    2. "Un concert de pipeau". Sans vouloir vous embêter, pourriez-vous nous en dire plus ?

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    3. Mais allez donc lire, cher Alain ! Ou demandez à quelqu'un d'avoir la gentillesse de traduire.

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    4. @Mildred de rien, tout le plaisir est pour moi...
      @Alain je vais essayer dans un prochain commentaire...

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    5. J'ai lu, j'ai bien vu le paradoxe EPR, mais pas le concert de pipeau.

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    6. "C'est amusant" les concerts de pipeau, certes !
      Mais je doute fort que Houellebecq, tout grand romancier qu'il soit, soit en mesure d'èvaluer la profondeur et la complexité introduites par la physique quantique. La preuve en est que l'expérience dont il parle est aussi ancienne que marginale. Je suis même étonnée que vous vous soyez engagé sur ce chemin glissant....

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  21. La physique quantique. Vaste programme aurait pu dire de Gaulle.
    Je ne mets pas dans le même sac la physique quantique des solides, bien que...mais elle a quand même produit moult types de transistors, thyristors et autres diodes multicolores (LED) qui marchent plutôt comme prévu.
    En fait il faudrait remonter au cyclotron qui est le début du pédalage dans la semoule, avec l'intervention malheureuse du célèbre plagiaire Albert, mais cela nous mènerait trop loin.
    L'acte de naissance de la physique quantique est l'interprétation de la fameuse expérience des Fentes de Young.
    Dans cette expérience, un photon isolé semble passer par deux fentes à la fois. D'où l'assertion que ce fichu photon se trouve à deux endroits en même temps, tout en n'y étant pas, quoique, etc.
    En fait, c'est pire que ça, car le photon est une particule sans masse. Madame Michu en déduirait qu'il n'existe pas, tout simplement, mais c'est sous-estimer les physiciens quantiques...
    D'où des délires en cascade que j'ai qualifiés de concert de pipeau.

    Parallèlement à cela, les physiciens et les cosmologues (?) admettent en se râclant la gorge qu'il y a dans l'univers entre 30% et 60% de matière noire en fonction des boissons servies lors de la conférence. Qu'est-ce ?
    Eh bien on ne sait pas, puisqu'il semble qu'elle existe, mais qu'on n'arrive pas à la détecter, D'ailleurs on dit maintenant énergie noire ce qui fait quand même plus sérieux, en utilisant pour cela la fameuse formule du fameux plagiaire, ce qui prouve bien qu'il avait raison, passe-moi la rhubarbe je te passerai le séné.
    Bon.
    Si on suppose que cette matière noire est faite de particules minuscules, un photon pourrait en pousser moult devant lui, et se seraient elles qui passeraient par deux fentes à la fois.
    Les anciens physiciens ringards appelaient cela l'éther en attendant d'en savoir plus. On était en train d'essayer d'en savoir plus, par exemple le français Maurice Allais avait des idées intéressantes (Nobel d'économie, sans rire) mais finalement, le consensus actuel est que ce serait définitivement antisémite.
    Donc point final et place au mode merveilleux de la fuite des galaxies dans un univers en expansion, du Big Bang et des chats de Schrödinger zombies avec voyage dans le temps en classe touriste.

    L'expérience d'Alain Aspect est du même tonneau, elle prouve la possibilité d'une action instantanée à distance, sauf si elle ne la prouve pas, ce qui est toujours possible en physique quantique, mais vachement improbable. Vachement improbable tend vers zéro dans un espace hollywoodien muni d'une métrique de Wall-Sreet, je le précise pour les spécialistes.

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    1. Jazzman, je crains que vous n'ayez une vue quelque peu archaïque et démodée de ce qu'est la physique quantique :
      "Le concept le plus radical de la théorie quantique est que l'état complet d'un système - c'est-à-dire ce qui spécifie le système de manière maximale - n'est pas épuisé par un catalogue des propriétés réelles du système, mais qu'il doit inclure des potentialités. L'idée de potentialité est implicite dans le principe de superposition."
      in Roger Penrose, Les deux infinis et l'esprit humain,1999, Flammarion

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    2. Barbara, je vous avais traitée un jour de pimbêche de permaculture, j'en remets une couche.
      Que vous parliez de Roger Penrose pourrait le faire passer pour un crétin prétentieux auprès des lecteurs, je signale donc que ce monsieur a créé un objet mathématique, les pavages de Penrose qui mèneront 20 ans plus tard à la découverte des quasi-cristaux...

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  22. Totalement hors-sujet, mais pour l’intervention de notre hôte.

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  23. Cette fois c'est à mon tour de tomber dans l'escalier sans rampe ! Ça vaut bien la peine que jazzman se soit décarcassé ! A-t-on le droit de proclamer haut et fort, qu'ici c'est un blog littéraire et pas un blog scientifique ? Ici on vise le Nobel de littérature et pas le Nobel de physique, ou que sais-je ? J'en arrive à me le demander ?

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    1. J'étais pourtant persuadée que vous aviez vous aussi saisi le lien qui relie la physique quantique et la littérature...

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  24. J'aimerais retourner à mes réflexions sur les traductions lorsque j'eus quitté l'interview mis en ligne par jazzman. J'avais commencé à lire "Indignation" de Philip Roth le matin même, et j'avais déjà été contrariée parce que j'avais rencontré des "boissons alcooliques". Or à la page 60, je me suis carrément mise en boule ! Voilà pourquoi : prenez le phonème "ouille", mettez devant la consonne que vous voudrez et il y a de grandes chances pour que cela donne un mot que personne n'hésiterait à écrire - même pas la traductrice de Roth - mettez un C devant et voilà que les "couilles" sont rejetées et que les "balls" de Roth se transforment en stupides "boules" pour Marie-Claire Pasquier. Ah, misère, misère !

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    1. Qu'avez-vous contre les boissons alcooliques ?

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    2. Eh bien je dirais ainsi : Didier risque de devenir alcoolique s'il abuse de boissons alcoolisées.

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    3. Maic c'est qu'une boisson alcoolisée n'est pas la même chose qu'une boisson alcoolique. Celle-ci est intrinsèquement à base d'alcool, alors que dans celle-là l'alcool n'est qu'un ajout.

      Par exemple, les cocktails sont des boissons alcoolisées, tandis que le vin ou la bière ou le whisky sont des boissons alcooliques.

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    4. On peut trouver maints exemples de traductions débiles, mais il faudrait fouiller pour ça. Et vous savez ce que les fouilles nous coûtent…

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    5. Je crois que j'ai compris, Didier ! Les boissons alcooliques ce seraient des couilles, tandis que les boissons alcoolisées ne seraient que des boules !

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    6. Non, les boules ce serait plutôt pour le thé et les tisanes…

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    7. "A-t-on le droit de proclamer haut et fort, qu'ici c'est un blog littéraire et pas un blog scientifique ? Ici on vise le Nobel de littérature et pas le Nobel de physique, ou que sais-je ?"
      On ne peut en effet que s'en féliciter en prenant connaissance de votre dernière exégèse sur les boissons alcooliques...

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  25. Comme j'aime bien patauger dans la physique quantique, j'ai été un peu injuste avec Houellebecq. Ce qu'il a retenu de l'expérience d'Aspect est plutôt quelque chose comme : Ce qui a une fois interagi reste éternellement lié...

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  26. Du coup j'ai regardé à nouveau le film Extension du domaine de la lutte, ça passe très bien. Pour les amateurs, on peut voir Houellebecq en vrai dans L'enlèvement de Michel Houellebecq qui m'a fait penser à l'épisode de l'enlèvement dans J'ai toujours rêvé d'être un ganster.

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    1. Je ne regarderai certainement pas le deuxième film que vous citez : j'ai une sainte horreur des petits opportunistes qui se servent du nom d'un écrivain connu pour essayer de fourguer aux gogos leur soupe tiédasse…

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    2. Euh... en l'occurrence ils se servent du nom et du corps de l'écrivain puisque M.H. joue dans le film.
      Et la scène de la beuverie ( vers les 3/4 du film) est cocasse.

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  27. Je viens de recevoir l'objet.
    383 p. tout de même, format 21x27, en caractères serrés. Afin de m'éviter, à moi et aux autres lecteurs, de perdre un temps précieux, auriez-vous l'obligeance de nous indiquer les chapitres incontournables et les plus dispensables ?
    Z'êtes pas forcé, mais merci d'avance.

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    1. A en croire un certain Thierry Clermont qui présente ce Cahier dans Le Figaro littéraire, on y trouve "à boire et à manger" ! Il retient l'introduction d'Agathe Novak qui propose de "remonter à la source" et présente "Michel avant Houellebecq", puis un "Michel en mosaïque".
      Parmi les témoignages marquants, il relève celui de l'artiste peintre Pierre Lamalattie avec qui il était étudiant à l'Agro ainsi que celui du romancier Michka Assayas.
      Parmi les textes de Houellebecq, il distingue une préface à une anthologie poétique de Rémy de Gourmont, ainsi qu'une chronique politique parue de Le Figaro, intitulée : "Le conservatisme, source de progrès".
      Concernant les critiques, il note que ce sont celles venant de l'étranger qui sont les plus objectives et il cite : Sam Lipsyte et surtout Julian Barnes.
      Et, à ce que j'ai compris, on peut laisser tomber le "concert de louanges" d'Aurélien Bellanger, Yasmina Reza, Jacques Henric, Emmanuel Carrière.
      Je pense que vous avez-là de quoi faire déjà !

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    2. Bon, ça valait le coup d'essayer, hein ?...

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    3. L'article de Carrère n'est pas mal du tout. Celui d'Henric, en revanche, est insupportable de "moi je".

      Mais depuis quand a-t-on besoin d'un guide "autorisé" (un journaliste, en plus !) pour s'aventurer dans ce genre de volume ?

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    4. Depuis quand ? Depuis que je suis paresseux. Par ailleurs, sans flagornerie, je vous crois plus qualifié que les critiques patentés et autres « experts ».

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