jeudi 24 août 2017

Contrariants, ces Prussiens


En 1870, mis en appétit par Sedan, les Prussiens ont décidé d'envahir la France, et ils sont arrivés sans coup férir à Versailles. 

En 1914, les Allemands ont décidé d'envahir la France et, ma foi, sans l'intervention in extremis des Américains, ils y seraient peut-être bien parvenus.

En 1940, les armées du Reich ont transformé la traversée de notre territoire en une promenade de santé, à l'ombre des platanes séculaires.

Trois épisodes hautement déplorables, de notre point de vue.

En 1792, par contre, nous n'aurions eu qu'à nous féliciter si les hussards du duc de Brunswick avaient pu se rendre maîtres de Paris, passant par la même occasion leurs baïonnettes au travers des Danton, Robespierre, Saint-Just, Marat ou Desmoulins qui proliféraient des deux côtés de la Seine, et rétablissant le roi sur son trône, ainsi que le souhaitait une immense majorité de Français.

Eh bien, cette fois-là, ces andouilles de Prussiens ont trouvé le moyen de rater leur coup.

26 commentaires:

  1. Ma fois, c'est ballot !

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  2. Je ne pense pas qu'on puisse compter sur Madame Merkel pour rattraper ce coup-là.

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  3. Les prussiens étaient victimes de dysenterie et en plus ils travaillaient pour le roi de Prusse, d'où leur manque de motivation.

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    1. Évidemment, si la chiasse s'en mêle…

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    2. Ce phénomène a même été étudié par un spécialiste.

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    3. Les curieux pourront entendre ici un extrait de cette passionnante étude.

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  4. Vous résumez l'histoire d'une manière fort cavalière, si je puis me permettre. Un peu à la hussarde, même.

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    1. En quoi est-elle cavalière (mais j'ai vu le trait d'humour, rassurez-vous !) ?

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    2. « sans coup férir », « promenade de santé », ce sont des formules douloureuses pour mon patriotisme à fleur de peau. Et chacun sait que l'histoire est plus complexe.
      J'aime mieux expliquer l'histoire pas d'autres raisons : la démographie et le fanatisme. En 1940, des hordes fanatisées (il est vrai, bien équipées) déferlent sur la France. En 1792, ce sont les hordes fanatisées de la République en marche qui non seulement refoulent l'ennemi mais envahissent son territoire. En 1792 la démographie était de notre côté. Pas aux manches suivantes.

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  5. Bataille de Valmy, encore un match truqué. Mais que fait l'arbitre ?

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    1. Pourtant, en principe, dans les matchs, c'est toujours l'Allemagne qui gagne à la fin. C'est à n'y rien comprendre.

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  6. L'Histoire approximative a ceci de réconfortant c'est qu'elle nous met d'accord avec nos marottes.

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    1. Pourquoi "approximative" ? Et quelles "marottes" ? Vous parlez pour ne rien dire, là.

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    2. L'histoire approximative, c'est, entre autre, ceci :
      "En 1940, les armées du Reich ont transformé la traversée de notre territoire en une promenade de santé".

      Côté allemand : Campagne de France et de Benelux 48 200 tués, 1000 disparus, en 43 jours de combats (soit plus de 1000 tués par jour). Source "Population" Revue de l'INED n°3 1961. Étude de Jean Noël Biraben.

      Côté français :" Le chiffre le plus fiable est celui des « morts pour la France » (militaires morts au combat, prisonniers décédés dans un camp, civils tués de fait de guerre, etc.) qui s’élève à 123 426.
      Quant au nombre de blessés militaires, il serait de 123 000." (Source La Bataille de France 10 mai/22 juin 1940. Archives ECPAD)

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    3. Par rapport à ce qui les attendait en Russie, ça reste une promenade de santé.

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    4. Vous comparez les pertes allemandes du Printemps 40 avec celle de la guerre à l'Est, sur la période juin 1941-Mai 1945,pour illustrer une thèse qui, abondamment et complaisamment, est de fait colportée sans au moins un soupçon de nuance depuis 70 ans : la Campagne de France fut, pour la Wehrmacht, une promenade de santé.

      Suivant votre propre mode de raisonnement -comparaison vaut raison- il est intéressant de relever que cette thèse est remise en cause par les faits et les chiffres, et pas qu'un peu !
      Détaillons !

      - Pertes allemandes, offensive mai/juin 40, un peu plus de 1000 tués/disparus par jour. Source, le post de 11h 03 citant la revue de l'Ined de 1961.
      - Pertes allemandes sur les fronts de l'Est de juin 41 à mai 45 (soit 1240 jours): 4 millions de tués/disparus, soit 3200 par jour. A noter que ce chiffre comprend plusieurs centaines de milliers de "malades" décédés de maladies et de victimes du gel ! Réf: Wikipédia.
      - Terme de comparaison 3,2 (soit 3200/jour : 1000/jour).

      - Population des 3 pays agressés en Mai 40 = 57 millions/h. France 40M, Pays-Bas 8,7M, Belgique 8,4M. Réf: Revue Population INED 1946.
      - Population de l'URSS en 1940 = 192 millions d'habitants. Source : Wikipédia.
      - Le facteur de grandeur (192:57) s'élève à 3,37.

      Il est frappant - mais point du tout illogique- de noter que, face à la population de l'URSS représentant 3,37 fois celle des trois pays attaqués en 40, la Wehrmacht a subi un taux de pertes... 3,2 fois supérieur, en moyenne par jour.

      Pas illogique, à tout le moins, pour s'interroger sérieusement sur la fable de la "promenade" de santé, qui fait, en autres, totalement l'impasse sur le sauvetage de l'armée britannique à Dunkerque grâce au sacrifice des nôtres, totalement l'impasse sur le fort brillant comportement de l'aviation française, totalement l'impasse sur nombre de brillants faits d'armes collectifs. Fable qui a la peau dure en effet, car elle a "servi" nombre de factions dans notre pays depuis la Libération.

      A commencer par la classe / caste dirigeante et possédante, mouillée jusqu'à l'os dans ce que M. Bloch a fort bien dénommé "L'Étrange Défaite", et dans ses variations vichyssoises.

      En plus du Haut-Commandement à l'évidence et justement cloué au pilori, la Caste a eu tout intérêt, depuis 70 ans, à chercher à diluer sa propre responsabilité en pointant une supposée défaillance massive, pour ne pas dire quasi générale, des unités combattantes, c'est à dire de la Troupe, sous-entendu de ce bon à rien de peuple français.

      Fort heureusement depuis quelques années un certain nombre d'historiens ont entrepris une opportune remise à plat, en profondeur et sans concession de cette sinistre plaisanterie. Il est bien temps !

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    5. Désolé, mais je ne lis pas les tartines pareilles.

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    6. Pas très élégante façon de vous défiler. On pouvait espérer mieux.

      Quant au tartinage, admettons un peu de pathos ! (je n'ai pas la grosse tête).

      Mais les données sont indiscutables. C'est dommage : vous allez vous confire dans vos certitudes.


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    7. Allez, comme je ne suis pas un si mauvais bougre et que nous sommes dans un bon jour (Ste Natacha), je vous résume :

      si l'on compare le nombre de tués/disparus allemands par jour de conflit pendant les deux périodes, mai-juin 40 et front de l'est 41-45, on découvre que les pertes allemandes ont été IDENTIQUES, rapportées aux populations des pays agressés !

      On est aux antipodes de la prétendue et rabâchée " promenade de santé".



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  7. Parce que vous croyez qu'alors, vous auriez eu le droit d'avoir un blog ?

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    1. Dans la mesure où les Français étaient beaucoup plus libre sous Louis XVI que sous Robespierre puis Bonaparte, oui, sans doute.

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  8. Désespérants, ces Français.

    Pour la petite histoire, les Prussiens vainqueurs de la guerre de 1870, exigent de la France que l'Alsace leur soit donné. C'est Adolphe Thiers, qui leur fait cadeau de la Lorraine, en contrepartie de quoi l'armée française, bloquée du côté du lion de Belfort, pourra retourner à Paris (à travers les lignes allemandes) afin d'aller massacrer les derniers Communards (la raison première de cette guerre). La bourgeoisie Versaillaise avaient l'oreille de Thiers. Bismarck, aussi.

    Conclusion:
    1) Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine,
    La formule est un peu à revoir.
    2) L’État français inquiet, prêt à liquider son peuple. Rien de vraiment nouveau.

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    1. Assimiler une poignée de communards avinés à tout le peuple de France me paraît un peu "surjoué". De même que décider que la "cause première" de la guerre de 1870 était l'anéantissement de la Commune, laquelle n'est apparue qu'après la fin de la dite guerre.

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