jeudi 28 décembre 2017

À la fin du renvoi, je touche



On comprendra mieux, je crois, le bien fondé de cette illustration lorsqu'on aura lu le titre du journal de novembre

7 commentaires:

  1. C'est toujours un plaisir de retrouver, avec un peu de recul, les thèmes abordés dans votre blog. Ici, par exemple, le cas Asensio. Et puis si, en plus, je fais une apparition dans la chronique mensuelle de votre existence, cela ne peut que contribuer à justifier la mienne.

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  2. De la correspondance de Villiers, Bloy et Huysmans, je retiens cette leçon : il ne faut surtout pas, lorsqu'on est écrivain, se bercer de l'illusion qu'on a pas le succès qu'on mérite, et se convaincre que l'on vaut davantage que d'autres qui réussissent mieux. Il me semble que c'est cette consolation par l'orgueil qui a rendu Bloy fou et mauvais. J'entrevois dans les haines qui le consumaient comme un avant-goût de damnation.

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    1. Il me semble pourtant que cette situation est inévitable : le bon écrivain peut facilement n'avoir qu'un maigre succès quand des nullités en ont beaucoup. Celui qui ne se dit pas que, malgré l'insuccès, il vaut mieux que ceux qui réussissent, a vraiment toutes les raisons d'arrêter. Il est difficile (et peut-être impossible) de ne pas concevoir une bonne dose d'aigreur bilieuse quand on se trouve dans une telle situation, mais il n'est pas idiot de penser que cette aigreur est un nouveau carburant pour continuer la route.

      Cependant la situation de Bloy est un peu différente, car il n'a pas passé sa vie à vomir sur les insignifiants adulés : il s'est attaqué surtout à Zola, le premier véritable auteur de best seller.

      Quant à Huysmans, c'est une histoire très compliquée. Il semble que Bloy n'était pas tout à fait convaincu de la sincérité de la conversion de l'auteur d' "A Rebours". Ils étaient fâchés avant que Huysmans ne clame sa nouvelle foi, et Bloy a été agacé de voir d'autres que lui récolter la gloire de cette conversion alors qu'il estimait avoir fait tout le boulot (sans cependant avoir pu l'achever correctement, donc).

      Quoi qu'il en soit, il faut, pour juger Bloy, se placer dans une perspective spéciale, Bloy n'accordant aucun crédit aux règles de bienséance et à la morale mondaine. N'oublions pas que ses déboires commencèrent avec le refus de se battre en duel, non par couardise mais par principe chrétien. Aux yeux de cette morale mondaine, Bloy était un pleutre, un lâche, et il savait qu'il aurait cette réputation. Or nous savons, nous, que ce n'était pas le cas, au moins par sa conduite lors de la guerre de 70 (il est vrai que je me base ici sur ses propres dires). Mais Bloy plaçait sa foi plus haut que les "valeurs". Il y a là aussi, peut-être, une sorte d'esprit de sacrifice, voire de masochisme chrétien (cela existe).

      Mais Bloy n'est pas seulement l'insulteur ignoble et solitaire que le Journal de Didier Goux suggère. D'abord, il s'est quelquefois réconcilié (avec son ami le peintre belge, après vingt ans d'une brouille totale). D'autre part, il a conservé quelques vrais amis, dont son mécène Pierre Termier. Et en outre il a toujours suscité l'admiration franche de quelques belles figures (Jacques et Raïssa Maritain), ce qu'un sale type aurait eu quelque mal à réussir.

      Bloy agace souvent, mais on ne peut lui enlever la grandeur de son âme, qui selon moi crève toutes les pages de son œuvre. C'est pourquoi, encore une fois, il dépasse nos pauvres jugements.

      Un "avant goût de damnation" ? La question qui se pose plus sérieusement, je crois, serait de savoir s'il ne fut pas le prototype d'une nouvelle sorte de saints.

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  3. Pour l'arrêt du tabac :

    1- il est difficile d'arrêter tout seul, mieux vaut aller dans un centre spécialisé de lutte contre le tabac, car les solutions qui marcheront pour certains ( patches, e-cigarettes,etc.) ne sont pas adaptées à d'autres;

    2-Les centres publient leurs résultats en succès (arrêt total à 1 an) - tout le monde peut arrêter un certain temps, mon record est de 6 mois; tous publient un taux de succès de 30 % à 1 an - chez des gens motivés, puisqu'ils viennent les consulter;

    3-Ca vaut le coup, parce qu'en matière de complications cardio-vasculaires (infarctus, artérites, accidents vasculaires cérébraux vous condamnant à un petit fauteuil roulant), au bout de 5 ans, les fréquences sont les mêmes que chez les gens qui n'ont jamais fumé: 1 chance sur 3, ça vaut tout de même la peine d'essayer; par contre, pas d'effets spectaculaires sur les cancers du poumon et de la vessie ni sur les insuffisances respiratoires chroniques, qui ne vont pas s'améliorer, mais vont cesser de s'aggraver;

    4- Un ou deux échecs, et même 3 ( reprise du tabac avant 1 an d'arrêt) sont très fréquents, et ne préjugent pas du résultat des essais suivants.

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    1. Une petite question, pourquoi fumez vous Elie ?

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  4. (Suite et fin ) Il est intéressant de constater que ce taux de 70% d'échecs (reprise avant 1 an d'arrêt ) est le même que celui que publient les centres d'arrêt de la dépendance à l'alcool, ou aux différentes drogues licites ou illicites: autrement dit, en matière de dépenfance, il y a des mécanismes que nous ne connaissons pas encore, et c'est de là que viendront les progrès futurs ; vive le progrossisme ! !

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  5. Mardi 21 novembre je suis citée dans le journal de Monsieur Goux.
    C'est la gloire ! La gloire !

    Et ça ça s'arrose ! Un grand verre d'alcool (à consommer SANS modération) comme pour un réveillon du Nouvel An anticipé.

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